
On ne « sent » pas sa tension : il faut la mesurer. Mesurer à domicile permet de suivre l’évolution de sa tension et d’éviter l’« effet blouse blanche », c’est-à-dire des chiffres plus élevés au cabinet médical à cause du stress.
Comprendre les deux chiffres
La tension s’exprime en deux nombres (en mmHg) : la pression systolique (le chiffre du haut, quand le cœur se contracte) et la pression diastolique (le chiffre du bas, quand il se relâche).
- L’OMS parle d’hypertension à partir de 140/90 mmHg sur des mesures répétées.
- La classification américaine est plus stricte : stade 1 entre 130-139 / 80-89, stade 2 à partir de 140 / 90.
- À domicile, les recommandations canadiennes visent une pression systolique inférieure à 135 mmHg.
Seul un médecin peut poser un diagnostic et fixer votre objectif personnel.
Bien mesurer à domicile
- Choisir un tensiomètre automatique à brassard (bras), de préférence validé.
- Mesurer matin et soir, assis et au repos depuis quelques minutes.
- Garder le bras à hauteur du cœur, sans parler ni croiser les jambes.
- Noter les résultats dans un carnet pour les montrer à votre médecin.
Quand consulter ?
Si vos mesures dépassent régulièrement les seuils ci-dessus, parlez-en à votre médecin. En cas de valeurs très élevées accompagnées de maux de tête intenses, douleur thoracique, difficultés à parler ou essoufflement, appelez immédiatement les urgences.
Cet article est informatif et ne remplace pas l’avis d’un médecin.
Sources
- Unity Health Toronto, « Hypertension and Heart » (recommandations canadiennes) : unityhealth.to
- Ohio State University, fiche patient sur la tension artérielle : grc.osu.edu
- Northwestern Medicine, « Managing High Blood Pressure with the DASH Diet » : encyclopedia.nm.org
- OMS, fiche d’information « Hypertension » : who.int
- Image : Wikimedia Commons, « Digital blood pressure monitor strap on woman’s arm ».